Bienvenue dans votre boutique en ligne !
Free Call 06 30 50 90 48

La fille du puisatier – Cigalon

8,00 

Rupture de stock

Catégories : ,

Description

Pascal, le puisatier, est veuf. Cependant, entre son ami Félipe et sa fille aînée, la sage Patricia, qui élève ses jeunes sœurs, il est un homme heureux. Mais Patricia faute avec un bel aviateur qui part pour la guerre, et qui est porté disparu… La fille du puisatier (1940) est la seule réalisation de Pagnol durant la guerre. C’est un film en prise sur l’époque. Il est relativement méconnu, malgré le face à face unique qu’il présente entre les deux acteurs fétiches de Pagnol, Raimu et Fernandel. Charpin fait des merveilles en boutiquier enrichi. Josette Day, compagne du cinéaste au moment du tournage, endosse le rôle traditionnel de la jeune première séduite.
Cette ferme, ces terrains incultes, et ce ruisseau du premier jour, est-ce que vous ne pourriez pas en faire quelque chose? Je ne veux pas dire que vous fassiez le paysan, avec un râteau et une pioche… Mais il y a des outils modernes, des tracteurs, des moissonneuses… Vous êtes savant, vous pourriez apprendre… Il me semble que je serais heureuse dans une ferme qui serait à nous, sur une terre qui nous ferait vivre… Je saurais faire la vaisselle et la lessive – et chaque jour, au soleil couchant, j’irais jusqu’au bout du chemin, pour attendre le retour de mon homme, qui revient de sa terre avec ses laboureurs… Mais ça, ce sont peut-être des idées de la fille du puisatier.

Ah ! Le voilà, le grand reproche ! Un cuisinier qui mange ! Parce que, pour ces messieurs et dames, un cuisinier, ça n’a pas le droit de manger. Pendant trente-cinq ans, sur le coup de midi, je me suis coupé l’appétit à goûter la mangeaille des autres. Pendant trente-cinq ans, j’ai préparé le régal des clients ; je me suis servi de mon goût, de mon odorat de mon coup d’oeil, au profit des mangeurs qui se faisaient
la belle panse… Et moi, je grignotais n’importe quoi, n’importe quand, au coin d’une table pleine d’épluchures : un morceau de la daube d’hier, une côtelette refusée, un bout de fromage et un verre d’eau… Eh bien maintenant, je ne marche plus ! Maintenant, je m’assois à la meilleure table, et je mange le meilleur plat, un plat fait pour moi spécialement ! Tout à l’heure, vous m’avez dit : «Pourquoi avez-vous pris un restaurant ?» Eh bien, monsieur, c’est pour manger : et je mange.

Informations complémentaires

Auteur

Éditeur

Date de parution

Janvier 1991

État

Très bon état

Format

Broché

Nombre de pages

450

Poids 0,500 kg

Avis

Il n’y a pas encore d’avis.

Seuls les clients connectés ayant acheté ce produit ont la possibilité de laisser un avis.